Tristes figures

Publié le par juliettekeating.over-blog.com

Le pouvoir aux abois n'a rien à défendre, rien à proposer, mais, en politique, quand on n'a rien à dire, il faut beaucoup parler. Le pouvoir aboie en meute, usant dans ses glapissements de force figures de style que les écoles choisies, les affaires et la fréquentation des fripons ont inscrites dans les gènes de ceux qui l'exercent encore. Les loups s'échinent à noyer dans les hyperboles les moutons qu'ils ont mordus, pour mieux dévorer ce qu'il en reste. Aussi entend-on les cris d'orfraie des ministres et députés en sursis hurlant à « l'anéantissement », au « jeu de casse », au « coup de massue », à chaque parole de l'opposition. On nous prédit à l'envi l'apocalypse à l'alternance, c'est la mort de la France qu'osent pronostiquer les diafoirus qui l'ont conduite au coma dépassé. Sur le théâtre politicien, les histrions ne s'essoufflent jamais. Leur crier notre dégoût, c'est leur susurrer des litotes.

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