Préférer ne pas

Publié le par juliettekeating.over-blog.com

Alors que les candidats naturels, putatifs, autoproclamés ou glorieusement primairisés battent déjà la campagne pour faire lever l'électeur et que les machines à fabriquer de l'Homme d'Etat chauffent leur turbines sur les plateaux télé, le citoyen ordinaire ne peut s'empêcher de ressentir une subtile mais lancinante lassitude. C'est qu'on n'en sort jamais, de la présidentielle. La course à l'échalote nous tient en mauvaise haleine du premier au dernier jour des quinquennats. On envierait presque l'innocence du pêcheur qui, partant taquiner la truite les dimanches d'isoloir, ne sait pas que si les votants élisent un monstre, ce sera de sa faute.

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