Fléau

Publié le par juliettekeating.over-blog.com

Le choléra a tué sept mille Haïtiens et continue à faucher des vies sans trop épouvanter la communauté internationale. Importée sur l'île, qui n'en souffrait pas, par les aimables sauveteurs au béret bleu, la maladie est très facile à soigner. Il suffit d'agir vite. Mais, depuis le tremblement de terre, les choses les plus simples sont devenues encore plus compliquées. Alors on boit de l'eau sale, puis on meurt du choléra.

Nous avons nous aussi notre peste. Qu'un individu sain l'attrape, et les symptômes ne tardent pas à se manifester : fatuité, despotisme et prépotence. Cette infection, qui frappe sans distinction de classe ou de sexe, dans les lieux publics comme dans l'intimité des alcôves, c'est la rage du petit chef, le bacille ravageur du pouvoir. Les sujets incurables n'en meurent jamais, seul leur entourage succombe.

Ici comme là-bas, gardons-nous bien de le gagner! Éradiquons le choléra.

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